Mais encore...

Mais encore...
Pain, pâtes et patates


On a beau réhabiliter à grand son de trompe nutritionnelle le pain, les pâtes et les pommes de terre, ces aliments glucidiques continuent de nous paniquer.

Normal : on nous les a si longtemps interdits qu'un tel revirement parait étonnant. C'était du temps où la nutrition n'était pas encore aux mains de spécialistes de bon sens mais surtout dans celles des diabétologues. Leur frousse des glucides leur a fait simplement oublier que 50% de nos calories doivent être apportés par eux et que pour les avoir, il faut justement consommer ces aliments là qui en contiennent le plus.

On avait surtout omis de penser qu'on les mange rarement nature, sans gras accompagnateur et moelleux. Et que c'est lui qui apporte bien plus de calories grossissantes.

Alors, on peut grignoter en paix son quignon de baguette quand on rentre affamée à la maison, ça défatigue et ça vaut mieux que de se précipiter sur un verre de rouge pour obtenir le même effet.

Un bon gratin dauphinois, c'est une dose utile de glucides mais aussi du calcium grâce au lait. Même chose pour des spaghetti au fromage. Et s'il y a de la sauce tomate en plus, ça fait des carotènes bons pour la peau et anti-cancer.

De ces aliments là, on en a vraiment besoin, même en cas de régime minceur. Car leurs glucides sont nécessaires à la fabrication de la sérotonine, ce neuromédiateur si important qui gouverne une bonne partie de notre équilibre. A force de s'en priver abusivement, on perturbe ce système et on risque de faire le lit des déprimes et de la boulimie.

Et puis, ils apportent aussi des vitamines du groupe B, des fibres et des minéraux. En se privant de pain , on se prive en même temps de 1,70 mg de fer par 100 g. Ca n'est pas ainsi qu'on arrivera au 18 mg quotidiens, obligatoires et anti-anémiques.

Quant aux pommes de terre, elles sont aussi une source de vitamine C : 10 mg les 100 g en moyenne. 300 g de patates, ça fait 30 mg de C. Soit un peu plus du tiers des besoins (80 mg par jour quand on ne fume pas).

Paule Neyrat, Nutritionniste.

clic sur :
www.prevention.ch/mangerestunplaisir.htm
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# Posté le samedi 11 novembre 2006 08:46

Les Fameuses !......

Les Fameuses !......
Les frites


Reste le problème des frites. Elles sont perverses...

Une étude faite par Jeanine Louis-Sylvestre, au Laboratoire de Neurophysiologie de la Nutrition, montre que malgré leur apport calorique, elles ne rassasient pas.

Quand on en mange, on pourrait penser qu'on est calée, que l'on va moins manger d'autre chose. Et bien, pas du tout. Elles viennent en plus ! Elles excitent plutôt l'appétit, leurs glucides déclenchant une sécrétion d'insuline qui donne faim. Du coup, une bonne partie de leurs calories s'ajoute au reste d'un repas normal.

Mieux vaut n'en pas faire son quotidien. Mais, si on n'a pas de gros problèmes de poids, on ne risque rien à en manger de temps en temps, car c'est un régal quand elles sont bien égouttées et croustillantes. Il faut le faire dans un bon restaurant où l'huile de la friteuse est régulièrement changée, pas chargée de benzopyrènes et encore suffisamment riche en acides gras insaturés et en vitamine E !

Paule Neyrat, Nutritionniste.

# Posté le samedi 11 novembre 2006 09:02

Modifié le lundi 11 juin 2007 23:50

Gastronome raisonnable ?

Gastronome raisonnable ?

Cuisine bourgeoise et gras


La chasse au gras est ouverte depuis longtemps. Pour cause de calories mais aussi de cholestérol en ce qui concerne celui d'origine animale. Du coup, on fait volontiers l'impasse sur la viande, non seulement sur le beefsteak qui fut pourtant l'aliment régime par excellence il y a encore quelques années, mais aussi et surtout sur les plats mijotés.

B½uf mironton, choucroute, blanquette, potées ont pris des allures de poisons culinaires ! C'est oublier que leurs viandes apportent des protéines mais aussi du fer et de l'acide folique. Et que sans elles, on carence ferme en ces deux là. Ces plats, par le mélange viande légumes sont aussi une mine de minéraux et de vitamines B. Et même de C dans la choucroute !

Quant au gras, on peut toujours en éliminer les parties visibles sur les morceaux de viande et ne pas se gaver de sauce. Ensuite, si on n'a pas un crucial problème de poids, il n'y a aucune raison de s'en priver totalement.

Cholestérol et acides gras saturés sont fort à la mode, surtout chez les Messieurs. Nous, on est protégées de leurs méfaits jusqu'à la ménopause - à cause de nos hormones - mais chez eux, ça a tendance à se coller sur les parois des artères, à les boucher et à les mener silencieusement à l'infarctus. D'où la lutte forcenée contre ces damnées molécules, surtout aux États-Unis.
On peut se protéger grâce à la vitamine E. Elle combat les radicaux libres, ces produits ravageurs de l'oxydation qui exercent aussi leurs méfaits dans les artères. Quand il est oxydé, le LDL, le mauvais cholestérol, ne trouve plus sa porte d'entrée dans les cellules et va se loger dans les artères. La vitamine E fait le ménage.

Comme on la trouve dans les huiles, que c'est avec elles que l'on fait revenir les viandes, on a en quelque sorte l'antidote. Et la nature faisant bien les choses, il y en a dans les céréales entières (on peut saucer avec du pain complet), dans les oeufs. Par mesure de sécurité, il est bon d'en prendre, en plus, en gélules. Elle agit aussi sur la peau, on a tout à gagner.

Quant au beurre, il est devenu aussi maudit que le sucre ! Réputation actuelle : fait grossir, donne du cholestérol. Pour se donner bonne conscience, on se réfugie dans les beurres allégés, sans trop faire attention si c'est du 40 ou du 60% de Matières Grasses. 40, ça fait moitié moins de calories. Mais 60, ça fait peu d'économies par rapport aux 83% du beurre normal. Surtout si on en met souvent deux fois plus sous prétexte que c'est allégé !!

Sauf si on est vraiment obèse, c'est stupide de ne pas craquer sur une tartine de bon beurre, au goût de noisette. On a de quoi satisfaire sa bonne conscience nutritionnelle : il apporte de la vitamine A, bonne pour la peau.

Paule Neyrat, Nutritionniste.
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# Posté le samedi 11 novembre 2006 09:09

Modifié le samedi 11 novembre 2006 09:32

Et pour infos...

Et pour infos...
Nitrates, pesticides et cancer


A écouter les fondus du bio, tous nos légumes et nos fruits seraient des poisons ! Et seuls ceux poussés sans engrais chimiques ni traitements ne seraient pas nocifs pour la santé.

Rien n'est moins sûr, en tous cas en ce qui concerne ces nitrates, résidus des engrais azotés. Ils ont tellement envahis les nappes d'eau souterraines qu'ils s'y trouvent même dans les champs cultivés bio, ne serait-ce que grâce à celle d'arrosage !

On peut manger bio, bien sûr, pour se faire plaisir. D'autant plus que ces fruits et surtout ces légumes, moins hâtivement poussés, sont souvent meilleurs au goût. Hélas, ils sont très chers et de moins en moins sûrs, victimes de leur succès !

Comme on a besoin de 300 g de fruits et de 5 à 600 g au moins de légumes pour assurer son quota de vitamines et de minéraux, il faut faire avec les autres car leurs avantages nutritionnels sont plus importants que leurs risques.

On redoute les nitrates parce qu'ils sont très certainement cancérigènes. Mais, heureusement, la vitamine C les neutralise et c'est justement dans les fruits et les légumes qu'elle se trouve. Il y a, de plus, chez eux, des carotènes dont on est à peu près certain, maintenant, de l'action anti-cancer. Des fibres également, qui peuvent jouer le même rôle, en plus de leur objectif qui est d'assurer un transit intestinal correct.
Se restreindre en fruits-légumes pour cause de pollution et d'un très hypothétique cancer est débile. On y risque à coup sûr constipation chronique, carence vitaminique et déséquilibre.

Que beaucoup de cancers aient une origine alimentaire, les études épidémiologiques le montrent. Faut-il paniquer ? Souvent, cela est du à la consommation fréquente, régulièrement répétée, depuis l'enfance, d'un aliment porteur de molécules toxiques. Mais ça n'est pas parce que le cancer du pharynx est fréquent dans le Maghreb pour cause de tartines de harissa dès le sevrage des bébés qu'il faut faire l'impasse sur un bon couscous !

Et on peut savourer tranquille son saumon fumé du Dimanche, même si les benzopyrènes qu'il contient sont à l'origine des cancers digestifs de certaines populations du nord de l'Europe nourries, depuis leur enfance, de poissons fumés. Et sans beaucoup de légumes et de fruits protecteurs car les vergers ne sont pas légion dans les fjords.

Paule Neyrat, Nutritionniste.
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# Posté le samedi 11 novembre 2006 09:52

Modifié le lundi 11 juin 2007 23:50

Un grand classique !

Un grand classique !
Nos enfants doivent apprendre à apprécier les légumes...j'entends trop de parents me dire : je n'arrive pas à faire manger de légumes à mes enfants. Allons bon !

Il faut persévérer, toujours continuer à en proposer car les goûts changent, trouver de nouvelles recettes, soigner les présentations...et en manger soi-même pour montrer le bon exemple !

LES HARICOTS:
Qu'ils soient frais, congelés ou en boîte, mangez des haricots verts !

C'est bon, pas cher, facile et rapide à préparer...

# Posté le jeudi 16 novembre 2006 09:27

Modifié le jeudi 16 novembre 2006 10:34